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-40- + ce 27/11/18
détail à tes bonnes dernières lettres.
Je viens d’écrire à papa et me voici maintenant
tout à toi pour quelques trop courtes minutes. Je dois
me borner car demain matin, réveil encore à 4h1/2.
Heureusement que cette vie de bohémiens aura finie dimanche
et que nous aurons probablement après quelques agréables
dédommagements.
Je pense bien aussi que Vincent manque un peu d’allant pour entrer
en affaires, mais par contre il a beaucoup d’expériences
et de savoir.
C’est pourquoi son concours nous sera précieux. J’espère
toujours que malgré les difficultés du moment nous
pourrons commencer quelque chose à ma prochaine perme.
J’ai plusieurs idées en tête que je tâcherai
de fixer sur le papier d’ici là. Pour la maison de Mme
Gros je ne me rappelais plus l’inconvénient que tu me signales
quant à l’estive. C’est très juste.
En attendant, je te recommande de conserver les N° de la Croix
qui donnent les citations à l’ordre du jour, nominations
dans la légion d’honneur ou autres listes d’adresses d’ecclésiastiques.
Je pense que nous pourrons en tirer parti pour une fructueuse
relance. Tache aussi de te procurer différents modèles
d’imprimés divers soit chez M. Creisson, soit de chez Aubert.
Ça nous servira pour établir les modèles
des nôtres. Une chose encore que papa pourrait faire le
soir, ce serait de relever sur un cahier les adresses dont je
viens de te parler, comme j’avais commencé de le faire.
Vois un peu ce qu’il en pense.
Je suis heureux que Mlle Marguerite ait apprécié
l’Ame Française. C’est une nouvelle et intéressante
abonnée.
Par contre, la nouvelle que Marcelle Christophe a mis au monde
un enfant mort est pénible. Ces jeunes mariés n’ont
vraiment pas de chance. Enfin, espérons que Dieu ne permettra
pas que la santé de la maman soit compromise par ce mauvais
accouchement et qu’elle sera plus heureuse une autre fois.
En ce qui concerne la détermination que je dois prendre,
j’espère avec toi que le bon Dieu m’éclairera au
moment voulu. Si tu avais l’occasion d’aller voir M. Fassy, tu
me ferais plaisir de lui faire-part de mes perplexités
(il sait que tu es au courant). Peut-être te parlerait-il
plus librement à toi ? et pourrais-tu obtenir des indications
plus précises que celles que j’ai osé lui demander
sur le caractère et la formation reçue par R.
As-tu lu dans la Nécrologie de la Croix, les lignes écrites
par J. Guerand )sur M. l’abbé Saghio.
Mon bon souvenir à M. et Mme Creisson ainsi qu’à
Guillibert et à ces demoiselles. Tout à toi en Jésus,
je t’embrasse très tendrement, du fond du cœur.