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-34- + ce 29 octobre 1918
du 25et les quelques mots de Marie-Louise du même jour.
Nous avons eu encore un temps magnifique et en même temps
une excellente nouvelle ; celle de la demande faite par l’Autriche
entrée en pourparlers séparément. Allons,
cette fois c’est bien la paix qui approche à grands pas.
Abandonnés de tous leurs alliés les Boches seront
bien obligés d’accepter nos conditions.
Dans notre secteur la bataille engagée depuis quelques
jours s’est poursuivie aujourd’hui avec une violence redoublée.
Nous avons attaqué de nouveau et je crois que l’on a obtenu
de bons résultats et fais de nombreux prisonniers. Ce qui
attriste ces jours plein d’espérances radieuses c’est la
pensée de ceux qui laissent la vie dans les derniers combats
de la guerre. C’est pourquoi il ne faut pas se lasser de prier
Dieu que l’effusion de sang soit bientôt arrêtée.
Je te remercie des bonnes nouvelles que tu me donnes sur la santé
de Gustave. J’espère qu’il sera bientôt complètement
rétabli. Je pense aussi que tu as fait au brave Vincent
la visite que tu m’annonces et j’attends avec impatience les nouvelles
que tu me donneras sur la santé de ce cher ami.
Tu sais bien que j’étais allé deux fois chez Mme
Monteau lors de ma dernière permission, elle n’y était
pas. Il est vrai que je ne suis pas allé chez M. Gras parce
que je n’y tenais pas.
Quant à moi je vais très bien pour le moment parce
que j’atteins le poids fantastique de 75 kgs. Je dis soixante-quinze,
encore un peu, et j’éclaterai…
Espérons que la guerre finira avant. Aussi je te le répète
je n’ai besoin de rien pour le moment , j’ai tout ce qu’il me
faut et plus encore.
Mon bon souvenir aux voisins et mes affectueuses caresses à
Simone. J’espère que l’on a de bonnes nouvelles de son
papa. En union de prières toujours partagées avec
papa et Marie-Louise mes meilleures et plus tendres caresses.